C’est en plein milieu des vignes et de la garigue, aux portes de Montpellier, que Mahatma Sergi Baïlanda, grand maître ayurvédique, a cultivé le décor de temple semblable à ceux de Kerala.
Il vous fait part de sa philosophie.

Le Mahatma Sergi Baïlanda se concentre

« Cela fait longtemps que j’ai abandonné l’impur starter du monde occidental : le café. Aujourd’hui, seuls l’eau chaude, le « t’chaï » (un thé au lait fortement épicé) la tisane de sauge et fenugrec (une plante très amère de la pharmacopée indienne), accompagné d’un bol de soupe de soja, me procurent un grand plaisir matinal. »
Pas le temps de flâner, « les soins débutent à 7 h 00 du matin »… « Juste le temps d’enfiler un peignoir. Il faut faire gandouche (aller marcher pieds nus dans l’herbe pendant un quart d’heure en gardant dans la bouche une cuillère à soupe d’huile de sésame). Ensuite, lavage des dents en trempant mon doigt dans une poudre noire antiseptique et antibactérienne et en me frottant les dents et les gencives ».

Le Mahatma Sergi invite les adeptes à partager son quotidien. Mohamedi le rejoint dans la salle commune de repos où une douce mélopée indienne lefait sombrer instantanément dans le sommeil.
Une heure s’est écoulée quand une thérapeute lui propose de recevoir « kansu », un massage des pieds pour amorcer la détente en douceur. Ensuite, c’est l’heure de “shirodhara“, le fameux massage pendant lequel on reçoit 5 litres d’huile chaude de sésame (l’huile aux mille vertus) en mouvement pendulaire sur le front.

Le massage pendulaire sur Mohamedi

Sergi entraine Mohamedi à des exercices respiratoires avec des sacs de sable chaud posés sur la poitrine : « cela nous aident ensuite à prendre conscience de notre souffle ».
Le repas végétarien (salade verte, crudités, concombres, carottes râpées, quinoa germé, riz aux aubergines… sans oublier l’eau chaude) soulage Mohamedi. « Cette alimentation accompagne la cure : elle allège la digestion afin de laisser l’énergie se concentrer sur le travail de régénération »
Le lendemain, face aux douleurs de Mohamedi, Serge explique « les massages, la nourriture, l’eau chaude participent à la purification du corps. L’idée est de développer et fortifier l’immunité. L’élimination des toxines par la peau, les selles et les urines est souvent douloureuse… quelques mouvements de relaxation, une ou deux postures faciles, ainsi qu’un massages à quatre mains à base de produits alimentaires (riz au lait, farine de pois chiche) et voilà ! Cela redonne de la souplesse au corps! »
« Pour l’ayurveda, la beauté véritable est le reflet de l’harmonie entre soi et le monde. On peut toutefois lui donner un coup de pouce. »

« Après cinq jours de cure, nous voilà nettoyée, « rangée », en parfait état de marche. ». Voilà comment l’on reste jeune au Jogging Lavérune.

« Science de la vie », l’ayurveda est un système thérapeutique utilisé en Inde depuis plus de cinq mille ans et reconnu par l’Organisation mondiale de la santé comme une médecine à part entière. C’est une philosophie et un art de vivre. Alors, pourquoi pas vous ?

Les cures ayurvédiques au choix : Karshan (Cure minceur : 1 080 euros) – Kayakalpa (Cure royale de régénération complète du corps : 1 450 euros)
Les curistes avertis peuvent aller plus loin avec le Panchakarma, une purification du corps en cinq étapes : purge, vomissement, lavement à l’huile, absorption de “ghee” (beurre clarifié) pour la digestion et traitement nasal (100 euros environ en plus de la cure choisie).