Magali aime le Trail, mais pas le Cross Country. Oui au plaisir d’un beau paysage, non à celui de souffrir dans la boue et le froid.
« Dimanche 7 heure, la pluie tombe averse. Mon réveil sonne. Je me demande si je vais bien de le faire sonner si tôt un dimanche alors qu’il fait un temps pourri dehors. Allez le plus dur est fait, je suis réveillée, je me décide donc à aller à Ct-Come-et-Maruejols où a lieu à 10 heure le départ de ce trail qui, paraît-il, est superbe (dans la garrigue nîmoise).
Bien mal m’a pris de prendre le départ : je ne savais pas encore dans quoi je m’étais lancée… Les 18 premiers kilomètres se sont assez bien passés même s’il y avait des flaques tellement énormes que parfois on était obligé d’avoir de l’eau jusqu’aux cuisses et qu’à force de devoir mettre les jambes dans des flaques d’eau on se demandait si on était venu pour courir sur le sec ou dans l’eau… mais le pire était à venir : j’avais tellement mal aux doigts que j’ai dû enlever mes gants : ils étaient gelés ! Pendant plus de 20 minutes je n’ai pensé qu’à mes doigts gelés… Puis cela a été bientôt relayé par une autre idée obsédante : j’étais frigorifiée… Heureusement, l’image de Benoît et de Philippe ayant dû connaître dans tous leurs trails et surtout à l’UTMB de bien pires souffrances, m’a aidé à avancer…

Magali coure dans le froid de l'hivernatrail
Avec les flaques d’eau se sont aussi relayés d’énormes pentes de gadoue où il fallait s’asseoir et se laisser glisser car elles étaient tellement grandes qu’on ne pouvait se rattraper nulle part…
J’avoue que dans la dernière heure je n’ai eu qu’une seule pensée : franchir enfin l’arrivée et mettre le chauffage à fond dans ma voiture…
Au bout de 4h30 mon calvaire s’est enfin fini…
A partir d’aujourd’hui, je me suis promis d’y réfléchir à deux fois avant de prendre le départ d’un trail lorsqu’il a beaucoup plu la veille… »
Certains répondront à Magali que le principe même du Trail est celui du dépassement de soi en allant au-delà de ses limites et en acceptant la souffrance. Mais Magali interroge cette idée. Faut-il souffrir en courant dans des espaces grandioses et magnifiques ?… Pour beaucoup de trailers, il est dans tous les cas difficiles de dire ou s’arrête le plaisir ou commence la souffrance…
Commentaires
Ecrire un commentaire Trackback